Les Métaux Lourds Le plomb. Depuis la révolution industrielle les concentrations de plomb dans l’environnement ont augmenté à un rythme qui devient dramatique à partir de 1920 lorsque des composés de plomb ont été ajoutés à la gazoline utilisée dans les véhicules d’une part et dans la fabrication des batteries de voitures d’autre part. Les décharges contrôlées ou non contiennent la plus grande quantité de déchets de plomb, cependant, l’air en contient des quantités de plus en plus élevées sous forme dispersée. La concentration anormale de plomb dans le sang, ingérés parmi les aliments consommés contaminés par l’eau, affecte le fonctionnement du cerveau des humains principalement les enfants et les vieillards. Une étude du niveau de plomb dans le sang conduite en 1979 et 1981 par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a révélée la plus faible concentration à Tokyo et la plus forte à Mexico. L’explication vient du fait que depuis 1976 l’utilisation de la gazoline sans plomb a été complètement éliminée à Tokyo, alors qu’à Mexico le pourcentage en plomb retrouvé dans la gazoline reste le plus élevé. Mercure. La source
principale de mercure est l’inondation extensive des terres. On en distingue
deux types: le mercure organique et le mercure inorganique. Le mercure
inorganique est converti en mercure méthylène par les micro-organismes
submergés et devient mercure organique. C’est sous cette forme qu’il
peut être introduit dans l’organisme humain. Au cours de son
périple dans le sang, le mercure a tendance à s’accumuler
dans le foie et les reins. Son accumulation dans le cerveau est plus lente,
cependant, quand cela arrive les dégâts sont considérables
si la quantité dépasse la normale. Le mercure dans le cerveau
affecte la coordination des activités de celui-ci et peut causer
des retards physique et intellectuel chez les enfants.
Les Pluies Acides. Les pluies acides sont causées par les contaminants tels le dioxyde de soufre, les oxydes nitriques et les particules en suspension (TSP) tous des produits dérivés de la combustion de l’énergie. Ce matériel acidique n’est pas seulement transporté par les précipitations sous forme de pluie ou de neige, mais aussi peut voyager sous forme de vapeur ou sous forme de fines particules. Les pluies acides affectent surtout les eaux dormantes et les forêts. Les effets sur la santé de l’homme font encore l’objet de d’investigations scientifiques. Certains scientifiques croient qu’elles agissent sur les organes respiratoires. Cependant, il existe une controverse sur ces affirmations. La grande menace réside cependant dans l’acidification des lacs qui peuvent conduire à l’extraction des métaux lourds dans les socles et soubassements rocheux environnants, ce qui potentiellement peut causer des problèmes à l’écosystème et à la santé des humains. Le Dioxyde de Soufre. Le dioxyde de soufre provient à 98% des activités industrielles et de la combustion des énergies fossiles. Les 2% restants sont générés par les activités naturelles telles les éruptions volcaniques. Il est difficile d’assigner au seul dioxyde de soufre l’origine de certaines maladies respiratoires à cause du fait que ce polluant n’est pas toujours seul dans l’air. Néanmoins, des expériences de laboratoire ont montré que le dioxyde de soufre peut effectivement affecter les fonctions du poumon. Le Monoxyde de Carbone.
La plus grande source de génération de monoxyde carbone demeure
la combustion du pétrole dans les moteurs des véhicules
ainsi que dans les moteurs des usines fonctionnant au pétrole,
principalement ceux des usines de génération électrique.
Le dioxyde de carbone a la propriété de remplacer l’oxygène
dans l’hémoglobine du sang à travers les échanges
dans les poumons. Ce qui coupe la fourniture d’oxygène au corps
humain. Le dioxyde de carbone est surtout dangereux sous forte concentration
surtout dans un milieu fermé.
On entend par particules en
suspension de minuscules particules de matières se déplaçant
avec les mouvements de l’air. Aux particules toujours en suspension dans
l’air telles, les poussières, les pollen, les cendres et la fumée,
s’ajoutent de nos jours des particules générés par
les activités humaines. Ces particules se présentent
sous différentes formes, solides ou liquides (aérosols).
Leur dimension varient énormément. L’importance de la dimension
des particules vient du fait que cette caractéristique leur permettent
de s’introduire dans les poumons et d’y rester. Les particules introduites
dans le système respiratoire sont tenues pour responsables de l’aggravation
des maladies du cśur et des poumons déjà présents
dans l’organisme.
Les oxydes d’azote comprennent
un certain nombre de gaz composés d’oxygène et d’azote. En
matière de pollution de l’air, les deux plus importants sont: l’oxyde
nitrique et le dioxyde d’azote. Ces composés sont générés
à 94% par la combustion de combustibles fossiles utilisés
dans le transport, les résidences et dans l’industrie. Ces oxydes
affectent les fonctions du poumon et peuvent causer des irritations au
système respiratoires surtout chez les personnes souffrant déjà
de bronchites et d’asthmes. Certaines études montrent aussi que
le niveau élevé de ces gaz peut affecter la capacité
du corps humain à se défendre contre les maladies virales
et les infections bactériennes.
On entend par ozone troposphérique
l’accumulation de l’ozone dans les basses couches de l’atmosphère
au niveau de l’air que nous respirons. L’ozone troposphérique n’a
aucun effet sur la santé si l’air dans lequel il se trouve n’est
pas pollué. Au contraire, il contribue à fournir de l’oxygène
au milieu ambiant après avoir réagi avec l’oxyde nitreux.
En présence de certains polluants cependant, l’ozone tend à
s’accumuler et devient alors un danger lorsque sa concentration dépasse
un certain niveau. Il est alors considéré comme un polluant
potentiel. Les composés organiques volatiles (COVs) dont la présence
favorise l’accumulation de l’ozone sont générés par
les véhicules et industries dans les zones très peuplées
en même temps que l’oxyde d’azote qui en se combinant empêchent
la décomposition de l’ozone pour produire l’oxygène, ce qui
favorise l’accumulation de l’ozone à cause du fait que
ce dernier ne peut plus combiner avec l’oxyde d’azote pour donner de l’oxygène.
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