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| Bulletin trimestriel de la Care-Haïti et du Bureau des Mines et de l'Energie | Août
1999
numéro 4 |
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Numéro 2 - Février 1999 Numéro 3 - Mai 1999 Numéro 4 - Août 1999 |
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| .Cependant
la dévaluation du Franc Ouest-Africain en 1994 a conduit à
une quasi stagnation de la consommation dans les pays francophones. 1
On doit cependant noter que dans les pays enclavés comme le Mali
et le Burkina Faso, le prix du gaz est plus élevé, en fonction
du coût du transport vers les pays de consommation finale que dans
les pays avec ports maritimes et raffineries comme le Sénégal
et le Ghana.2
Il est intéressant de comparer les stratégies entamées par ces pays pour rendre la consommation du gaz plus populaire. Dans les pays francophones non seulement l’état a renoncé à une partie des taxes à l’importation mais a aussi bénéficié d’une contribution des compagnies pétrolières dans la conception d’équipements et d’ustensiles de cuisines adaptés.3 Au Ghana, après maintes expériences avec des distributeurs publics et privés, le problème de transport de bouteilles a été contourné par l’établissement de citernes par des opérateurs privés dans les villes, où le consommateur peut remplir sa bouteille au litre comme à la station d’essence. Pourtant deux obstacles s’opposent à une plus grande diffusion: le coût de l’équipement, cuisinière et bouteille vide avec accessoires, et le transport des bouteilles. Pour cette raison, au moment de la promotion, le Ghana (par l’entremise de la compagnie nationale) a diffusé un kit consistant d’une cuisinière 2 flammes, de 2 bouteilles de 5 kg, de tuyau et disjoncteur avec fermeture-clip, et ceci à un prix subventionné d’environ $ 25 4 . De plus, il a introduit le système de stations de pompages mentionnés ci-dessus. Des subventions sur l’équipement n’ont pas, à notre connaissance, fait l’objet de la stratégie de promotion dans les pays francophones qui ont cependant subventionné et continuent à subventionner comme le Sénégal le combustible.5 En conclusion, en dehors de l’incitation par le prix (subventions comprises) sur le combustible il y a d’autres facteurs possibles pour rendre la consommation du gaz convenable et inciter le consommateur de bois à changer de combustible: notamment le portionnement en quantités convenables aux différents budgets et des subventions sur l’investissement et l’équipement initial. 1/ Au Ghana, dont la monnaie se dévalue avec le flottement du Cedi, la progression de la consommation n‘est pas connue. 2/ 4000 à 4500 FCFA par charge de 12 kg ou $ .60 à .68 par kg au Mali et au Burkina, contre $ .42 au Ghana et approximativement $ .55 au Sénégal. Comparant ceci au prix de $ .11 par kg en République Dominicaine et à $.70 en République d’Haïti nous constatons que pour un pays maritime comme Haïti le coût du gaz est prohibitif. 3/ TOTAL vulgarise des réchauds à 1 ou 2 flammes vissés directement sur la bouteille; ainsi que des bouteilles de 3, 6 et 12 kg disponibles à la station répondant aux besoins des consommateurs de budgets différents 4/ En réalité, la bouteille vide ne se trouve pas en dessous de $ 45 et la cuisinière 2 flammes s’achète entre $50 et 70. 5/ Cependant,
le gouvernement sénégalais propose de lever la subvention
vu le manque à gagner pour le fisc. On verra si cela va amener la
population dakaroise à réduire sa consommation de gaz à
laquelle elle s’est habituée. Il faut souligner que le poste bois
dans la consommation urbaine est encore important, mais le poste du charbon
de bois est en croissance rapide dans les capitales de ces pays.
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| Editeur responsable:
Peter Young
Auteurs: P. Young, Wilfrid St-Jean. Conseiller technique: Bétonus Pierre Edition Internet: Wilfrid Saint Jean avec le soutien technique du REHRED |
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Andreas Massing / Wilfrid Saint-Jean
Bulletin Synergies, CARE / BME - E-mail: young@pap.care.org Rue Grégoire 92, Pétionville, Haïti. P.O. Box : 15546 Port-au-Prince Tél.: +509.57.53.89 ou 57.53.58 / Fax: +509.57.67.85 |
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