- Formation en 1989 de 10 artisans à Jacmel et à Grisgris sur financement de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) en vue de produire des réchauds à partir du modèle BME. - Une initiative de l’Association Française des Volontaires du Progrès (AFVP) a permis de former dix (10) artisans en vue de réaliser avec des métaux recyclés des versions standards et surélevés du modèle BME pour les restaurateurs de rues (machann manje kwit). - En 1989, le BME avec l’assistance del’Organisation Latino-Américaine de l’Energie (OLADE) a permis la diffusion de 400 réchauds améliorés fabriqués avec des tôles neuves travaillées par six (6) artisans dans trois (3) ateliers de la capitale. - En 1992, une autre campagne pilote de diffusion financée par le Gouvernement Haïtien et conduite par la Direction des Ressources Energétiques du BME a permis de vendre à un prix subventionné un total de 1000 réchauds améliorés dans la région métropolitaine. -Une petite ONG Suisse, l’Institut de Développement de l’Energie Renouvelable (IDER), s’est montrée très active au cours des années 89 et 90 en installant des réchauds améliorés à bois et à charbon de bois dans un certain nombre de restaurants et de cuisines dirigés par des institutions. - Le groupe de technologie intermédiaire (GITH) a entrepris de promouvoir une version modifiée du réchaud BME de dimension plus grande que le modèle original, dans deux régions défavorisées de Port-au-Prince et en a vendu 400 unités. Un mécanisme de crédit a été aussi offert pour en financer l’achat. - En 1996 la CARE-Haïti, avec un financement de 10 000 dollars américains a réalisé des études de faisabilité sur la dissémination à grande échelle des réchauds améliorés et sur la mise en place des stratégies pour encourager la substitution du charbon de bois par d’autres combustibles. - Suite à cette étude la Banque Mondiale (via leprojet (ATPPF)a financé à hauteur de US$ 60.000 une campagne pilote de 1500 réchauds dans la région métropolitaine. Cette activité pilote a été exécutée par la CARE-HAÏTI et le Bureau des Mines et de l’Energie (BME) - En 1997, le Gouvernement
Hollandais a financé le projet énergie de la CARE-Haïti
en vue d’améliorer la campagne de promotion des petits modèles
de réchauds à charbon améliorés
destinés aux ménages.
- En 1999, la Ecogaz a présenté 12 différents modèles de réchauds à gaz de fabrication locale au parc industriel en collaboration avec la CARE-Haïti et le Bureau des Mines et de l’Energie. Ces modèles développés après plusieurs mois de recherche sont reportés en 3 séries destinés à 3 catégories d’utilisateurs: les cantines scolaires, les restaurants ambulants et les ménages à revenus modestes. - En 1999, la ELF Oil Haïti a introduit sur le marché un nouveau réchaud à gaz fonctionnant avec une bonbonne de 12 lbs, destiné aux “Madam Sara”, aux marchands de fritailles et de “manje kwit”. - En février 2000, renouvellement du contrat de financement du Projet Energie par le Gouvernement Hollandais. - En 2000, signature du contrat de financement du “Projet Energie et Environnement” entre l’USAID et la CARE-Haïti. Financé par l’USAID et le Gouvernement Hollandais, ce projet exécuté conjointement par la CARE et le BME complète les activités de la phase II du projet Energie de la CARE-Haïti sus-mentionné. - En conclusion, il y a lieu de noter qu’un effort plus appuyé a été réalisé au cours des 5 dernières années par les différents acteurs: le secteur privé, les organisations internationales d’aide, les ONGs et le Gouvernement en vue de promouvoir l’utilisation des foyers destinés à réduire la pression sur le bois de feu et le charbon de bois. Un accent particulier a été mis sur des secteurs jusque-là négligés, en particulier les cantines scolaires et les “machann de manje kwit” où sont adressés à la fois leurs besoins en équipements et services mais aussi en facilités de crédit. Le rôle de plusieurs groupes d’appui des femmes du secteur informel (GRAIFSI, IFE, FHAF) a été positif à ce sujet. Les actions sus-mentionnées
montrent que les secteurs sont de plus en plus intéressés
à apporter une solution au problème de substitution du charbon
de bois, mais hésitent encore à s’embarquer dans des
projets de diffusion massive à cause du manque d’information sur
le marché potentiel et une absence d’un certain nombre de signaux
qui doivent provenir du gouvernement.
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