|
République
d'Haïti
BUREAU DES MINES ET DE
L'ENERGIE
|
DIRECTION DE LA
GEOLOGIE ET DES MINES (DGM)
MEMENTO POUR L'HISTOIRE
CHRONOLOGIE DU SECTEUR
MINIER HAITIEN
(de 1492 à 1996)
AVANT-PROPOS
Tout a une histoire. Mais
quand les faits les plus marquants de cette histoire sont restés
enfouis dans la mémoire des protagonistes ou sont rapportés
dans des ouvrages spécialisés et très rares ou sont
dilués dans des rapports classés administrativement, les
générations futures risquent finalement de perdre la trame
de cette histoire pour se retrouver, un beau matin, sans histoire car,
au fil des ans les souvenirs s'estompent et les archives haïtiennes
ont du mal à résister au climat, aux termites et à
l'instabilité administrative.
|
Des
thèmes comme la recherche géologique et minière en
Haïti, les exploitations et les tentatives d'exploitations des ressources
minières, l'organisation institutionnelle du secteur minier, la
recherche d'un cadre législatif et fiscal adapté, ont aussi
leurs histoires qui n'échappent pas non plus au risque de sombrer,
avec le temps, dans les oubliettes. L'objectif de ce "Mémento pour
l'histoire" est de retracer la chonologie des principaux événements
qui ont jalonné l'histoire du secteur minier haïtien et surtout
contribué à son évolotion. Une telle compilation permettra
d'apprécier l'itinéraire déjà parcouru et à
parcourir.
Les données relatives
à certaines périodes n'ont pas été aisées
à trouver. Par contre, à partir de 1975, date de la création
de l'Institut National des Ressources Minérales (INAREM), la chronologie
a été assez exhaustive.
A la lumière de ce
passé, long de cinq (5) siècles d'histoires particulières,
nous avons tirer les leçons nécessaires pour modeler le futur
et travailler pour que Haïti utilise aussi ses ressources minérales
au profit d'un développement socio-économique et humain durable
et harmonieux.
Claude PREPETIT, ing.
Directeur de la Géologie
et des Mines (DGM) |
PERIODE
PRECOLOMBIENNE (Avant 1492)
Avant 1492
Avant même l'arrivée
de Christophe COLOMB sur l'île, lesIndiens Arrawaks, exploitaient
l'or alluvionnaire en recueillant des pépites d'or dans les lits
de rivières.
PERIODE
ESPAGNOLE (1492 - 1625)
1502
Toutes les provinces d'Haïti
devenues Hispaniola payaient aux Espagnols un tribu annuel de coton, de
vivres ou de grains d'or. Durant cette période, l'exploitation des
mines d'or faisaient la fortune de la colonie et celle de l'Espagne.
Il a été mentionné,
à cette époque, des ruines, des instruments et des dépôts
de fer et de cuivre, indiquant des travaux de mine et métallurgie
près de Terre-Neuve, exécutés probablement par les
Espagnols.
1545
Les mines s'épuisaient,
les Indiens mourraient de plus en plus et les Espagnols ne voulaient ni
cultiver la terre, ni travailler dans les mines, ce qui a conduit à
la décadence rapide d'Hispaniola.
PERIODE
FRANCAISE (1625-1804)
Avec l'épuisement
des mines laissées par les Espagnols, les nouveaux colons devaient
accorder la priorité à l'agriculture qui allait faire de
Saint-Domingue "La Reine des Antilles". Signalons, toutefois, quelque faits
relatifs à la géologie et aux mines rapportés par
l'historien de l'époque, Moreau de Saint-Méry:
1763
"Un habitant, en faisant
creuser pour construire une écluse sur la Rivière du Limbé,
découvrit une mine de lapis lazuli. Il y envoya à Paris plusieurs
morceaux qui furent reconnus pour être de la même nature que
la pierre d'azur orientale avec laquelle on prépare le beau bleu
appelé Outremer".
"Plusieurs ruisseaux (de Plaisance)
y roulent des paillettes d'or; l'on attribue à une mine de ce métal,
le nom de ravine de la mine, que porte un courant d'eau dans la montagne
adossée au Limbé. On assume aussi qu'on en a vu de cuivre
et il n'y a aucun doute sur l'existence de celles du fer".
1785
"Il a été
découvert, en juillet 1785, une mine de cuivre à l'entrée
du canton du Haut Moustique (Port-de-Paix) au Nord'Ouest des Montagnes
qui sont considérées comme ayant fait la côte autrefois.
Ce naturaliste (Gauché) a jugé qu'elle était de la
nature de celles qui donnent de soixante-dix à soixante-douze livres
par quintal de mine".
1789
Parution de l'ouvrage de
Moreau de SAINT-MERY:Description topographique, physique, civile,
politique et historique de la partie française de l'île Saint-Domingue".
PERIODE
HAITIENNE (1804-1915)
1859
Le lignite est signalé
pour la première fois à Camp-Perrin dans un rapport d'Eugène
NAU.
1860
Sous la présidence
de Fabre Nicolas
GEFFRARD, il y eut beaucoup de réformes
dans les domaines de l'enseignement, l'agriculture, l'industrie, l'armée,
le commerce et les finances. C'est dans cette optique qu'il a eu à
doter la nation haïtienne de la première Loi minière
(Loi Fabre
GEFFRARD du 28 novembre 1860).
1898
Henri THOMASSET publia
un "Rapport sur les gisements de charbon de l'Azile et de Camp-Perrin,
adressé à M. le Secrétaire d'Etat des Travaux Publics".
1899
Gentil TIPPENHAUER
publia, de 1899 à 1901, plusieurs études géologiques
sur certaines régions d'Haïti: Port-au-Prince, Jacmel, Bainet,
Grand-Goâve, Terre-Neuve, Gonaïves, Morne la Selle, Cul-de-Sac,
Maïssade.
Edmond ROUMAIN demanda
en 1899 une concession de mines pour tout le district de Terre-Neuve. Un
syndicat appelé "Compagnie de Terre-Neuve" fut formé à
New-York. Elle fut aussitôt dissoute après un rapport défavorable
sur les propriétés acquises.
1901
Henri THOMASSET obtint
une concession pour les régions Grande Rivière du Nord/Zépiny
et commença à prospecter le 31 janvier 1902. Entre 1904 et
1915, les deux régions ont fait l'objet d'une exploitation de cuivre
apparemment intermitente.
1905
Une Société
haïtienne dénommée "Compagnie Minière de Terre-Neuve"
avec Edmond Roumain comme Président fut établie à
Port-au-Prince. Des travaux de recherches considérables furent entrepris
mais interrompus après quelques années.
1909
O.P. THOMMINS, de
New-York City, obtint une concession pour l'exploitation des dépôts
de guano dans les régions de Fort-Liberté, Grande Rivière
du Nord, Vallières et Cerca-la-Source. L'Etat haïtien devait
recevoir une redevance fixée à $1.50/t à la Douane
du Cap-Haïtien.
1910
Un rapport fut publié
dans le "Moniteur" par Frédéric DORET sur la situation
des mines de Terre-Neuve.
Au cours de la même
année, la "Hayti Mines Company" fut formée à New-York
et prit le contrôle de la "Compagnie Minière de Terre-Neuve".
Les travaux ont été exécutés par intervalles
et furent finalement arrêtés complètement avant 1920
après avoir extrait environ 436 tonnes de minerai de Cuivre.
1912
Le Père SCHERER,
Directeur de l'Observatoire Météorologique du Séminaire
Collège Saint-Martial, commença à publier une série
de publications sur les tremblements de terre d'Haïti.
PERIODE
HAITIENNE / OCCUPATION AMERICAINE (1915-1934)
1919
Une Loi minière datée
du 14 février 1919 réglémenta la concession et l'exploitation
des mines, minières et carrières dans la République
d'Haïti. Un contrat-type et un cahier des charges furent annexés.
Cette Loi remplaça celle de Geffrard, de 1860.
Plusieurs briqueteries d’argile
fonctionnèrent en Haïti. Les plus grndes furent situées
près de l’Archaie et du Cap-Haïtien. A Archaie, l’usine l’Etoile
produisait 15.000 à 20.000 briquettes par jour et employait 80 hommes.
Les briques étaient vendues à douze ou quinze dollars le
mille.
1924
Publication de l'ouvrage
"Géologie de la République d'Haïti" par Wendell P.
WOODRING, John S. BROWN et Wilbur S. BURBANK, du Geological
Suvey des Etats-Unis d'Amérique. Il s'agissait de la première
grande étude de reconnaissance géologique sur Haïti
réalisée, sous l'Occupation américaine, entre le 1er
Octobre 1920 et le 15 Avril 1921.
1929
Une Loi datée du
14 mars abrogea celle du 14 février 1919 sur les mines, minières
et carrières et remis en vigueur les dispositions de la Loi du 28
novembre 1860 sur les mêmes matières.
PERIODE
HAITIENNE (1935-1975)
1939
"Atlantic Refining Company"
obtint une concession de recherche pétrolière et focalisa
ses activités géologiques et de forages entre 1940 et 1947,
dans les bassins du Cul-de-Sac, de l'Artibonite et du Plateau Central.
Les résultats ayant été négatifs après
quatre (4) puits d'exploration, la Compagnie pétrolière renonça
à sa concession en 1947.
1943
On commença à
s'intéresser à la Bauxite d'Haïti et de la Jamaïque.
Des études sur cette substance ont été publiées
en 1948 par Goldich BERGQUIST du U.S. Geological Survey et par SCHMEDEMANN
(Eng. Minning Journal)
Un Décret-loi daté
du 20 Décembre 1943 modifia la législation sur les mines,
minières et carrières. Il fut institué, dans ce même
Décret, un Bureau spécial au Ministère des Travaux
Publics dénommé "Bureau des Mines".
1944
Un contrat de concession,
daté du 8 février 1944, fut établi ente la Reynolds
Haitian Mines, Inc." et l'Etat pour l'exploitation de la Bauxite à
Miragoâne.
1945
M. LOPEZ, Expert
vénézuélien, étudia les possibilités
d'installer une cimenterie en Haïti d ans le cadre d'un accord de
coopération entre Haïti et le Vénézuéla.
1949
Une nouvelle prospection
de la région de Grande-Rivière du Nord fut réalisée
par la "West Indies Mining Company" entre 1949 et 1951. Cette Société
américaine a exploité pendant quelques mois un filon de cuivre.
Le contrat de la "Reynolds"
fut modifié le 6 juin 1949 (Moniteur #87).
1950
"Le Ciment d'Haïti
S.A.M", Société franco-vénézuélano-haïtienne,
entra dans sa phase commerciale. Son usine a été établie
à Source Matelas, Fond Mombin.
A la même époque
(certaines sources rapportent l'année 1943), les premières
carrières de sable entrèrent en exploitation sur la route
de Pétion-Ville.
Une concession couvrant la
totalité du pays fut accordée à la Société
pétrolière "Commonwealth Oil Company". La concession fut
abandonnée en 1959 après des études géologiques
et géophysiques et des forages (3) à la Gonave et à
la Plaine du Cul-de-Sac (1).
1951
Le Gouvernement haïtien
confia à un bureau d'Ingénieurs-conseils, le "Behre Dolbear
and Co", le soin d'élaborer un programme d'exploitation systématique
du gisement de lignite de Maïssade et d'étudier son éventuelle
exploitation. Ce programme, jugé trop coûteux, ne fut jamais
exécuté.
1954
Une nouvelle prospection
minière à Terre-Neuve fut entreprise par une Compagnie canado
américaine. Les résultats ont été jugés
satisfaisants à la suite de cette prospection plus systématique.
A la même époque,
débutèrent les installations de la "Reynolds" pour l'exploitation
de la Bauxite de Miragoâne.
Jacques BUTTERLIN publia
une thèse sur la géologie d'Haïti après avoir
écrit une série d'articles scientifiques sur la géologie
d'Haïti depuis 1947.
Une concession
minière fut octroyée le 29 avril 1955 à la "Société
d'Exploitation et de Développement Economique et Naturel" (SEDREN),
filiale de la Société "Consolidated Halliwell" en vue d'exploiter
le cuivre de la région de Mémé (Terre-Neuve/Gonaïves).
La "Reynolds Haitian Mines,
Inc."débuta l'exploitation de la Bauxite à Miragoâne
avec une capacité nominale de 750.000 tonnes par an.
1960
La "SEDREN S.A." débuta
l'exploitation du minerai de cuivre de Mémé à Terre-Neuve.
Publication de "Géologie
Général et Régionale de la République d'Haïti"
par Jacques Butterlin
La "Haïcana" obtint
un permis d'exploitation dans le Nord.
1963
Le contrat de concession
octroyé à la "Reynolds Haïtian Mines, Inc."a été
modifié par Décret en date du 7 mars 1963 (Le Moniteur #26B).
1968
Un Décret en date
du 22 février 1968 relatif aux mines et carrières remplaça
la Loi minière de 1943. Dans les dispositions générales
de ce Décret, il a été institué, à la
Secrétairerie d'Etat de l'Agriculture, des Ressources Naturelles
et du Développement Rural, un "Service de Géologie et des
Mines" placé sous l'autorité immédiate du Secrétaire
d'Etat.
1971
Fermeture de la mine de
cuivre de Mémé exploitée par la SEDREN S.A. après
avoir extrait environ 1.500.000 tonnes de minerai.
Dans le cadre d'un accord
de coopération haïtiano-française, une mission d'Etudes
des Gîtes Minéraux de la République d'Haïti composée
de MM. Alain Cheilletz, Yanick le Mailloux et Jean-claude Samama, a compilé
et complété les données antérieures sur une
carte des gîtes minéraux de la République d'Haïti
(1971-1974).
Le contrat de concession octroyé
à la Reynolds Haïtian Mines, Inc. en 1944, a été
modifié par Décret en date du 14 avril 1971 (Le Moniteur
#60).
1972
Ouverture d'un procès,
le 8 novembre 1972, contre la SEDREN S.A. par la Banque Nationale de la
République d'Haïti (BNRH), créancière de la dite
Société.
Le jugement de la Chambre
Commerciale du Tribunal Civil de Port-au-Prince condamna la SEDREN, S.A.
à verser à la BNRH les sommes de 25.033 dollars et 22.316
dollars (6 décembre 1972). Ce jugement fut exécuté
par une saisie immobilière sur les installations de la Société.
La région de Jean-Rabel
fut prospectée par la Société française Pennaroya
(1972-1975).
Il fut publié, en décembre
1972, le rapport de l'Organisation des Etats Américains (OEA) "Haïti,
Mission d'Assistance Technique Intégré".Les études
furent effectuées entre octobre 1968 et octobre 1970, suite à
un accord signé entre le Gouvernement haïtien et le Secrétariat
Général de l'OEA en 1968. Le volume III du rapport, consacré
aux ressources naturelles, a fait une synthèse de la géologie
et des ressources minérales d'Haïti.
La Compagnie pétrolière
"WENDELL PHILLIPS OIL COMPANY" obtint une concession couvrant les principaux
bassins sédimentaires sur terre et en mer. Elle entreprit, en 1974
et 1975, deux (2) campagnes de géophysique sans aucun forage.
Le bureau d'études
suisse "PROSPECTING ENGINEERING GESTION" (PEG) entreprit des études
sur la pouzzolane de la vigie (saut d'eau) pour le compte de la Société
"CIMENT D'HAITI S.A."
1973
Le Gouvernement haïtien
a fait, une demande au Programme des Nations-Unies pour le Développement
(PNUD) en vue d'effectuer une reconnaissance minière dans le Nord
d'Haïti. Une première phase du "projet minier" (HAI-72-002)
a été signée en avril 1973 pour dix-huit (18) mois
puis prolongée jusqu'au 31 décembre 1974. Les résultats
ont été prometteurs avec la découverte des gisements
de cuivre de Terrier-Rouge (Douvray, Blondin).
Par l'effet du jugement du
30 juillet 1973, la BNRH est devenue adjudiciaire de l'usine, des terres,
du matériel et autres accessoires saisis par elle sur la SEDREN
S.A.. Par la suite, l'Etat haïtien en est devenu le propriétaire.
1974
Il a été créé
à la Faculté des Sciences de Port-au-Prince une Section de
Géologie en vue de former des géologues haïtiens.
Par décret en date
du 10 Octobre 1974, une nouvelle Loi minière remplaça celle
du 22 février 1968 (Le Moniteur #86, 7 novembre 1974)
Nouvelle modification du contrat
de concession octroyé à la Reynolds (2 décembre 1974,
Le Moniteur #94 A).
Dans le cadre du "Projet Minier
du Nord", L. DUPLAN élabora des cartes photogéologiques d'Haïti
à l'échelle 1/50.000.
PERIODE
1975-1996
1975
Par décret en date
du 25 mars 1975, il a été créé l'Institut National
des Ressources Minérales (INAREM), un Organisme permanent et autonome
relevant du Président de la République. Cet Organisme devant
remplacer le Service de Géologie et des Mines de la Direction Générale
des Ressources Naturelles de la Secrétairerie d'Etat de l'Agriculture,
des Ressources Naturelles et du Développement Rural, a commencé
à fonctionner le 1er Juillet 1975 avec à sa tête,
un coordonnateur et une structure administrative et technique (Direction
des Prospections/DPR; Direction des Mines et Carrières/DMC; Direction
des Ressources Energétiques/DRE).
A la suite d'une prolongation,
le Projet minier des Nations-Unies est entré dans sa deuxième
phase d'exécution allant de janvier 1975 à décembre
1976 (HAI-74-019). Il est devenu sous contrôle de l'INAREM. Beaucoup
de gîtes métalliques localisés dans le Nord et le Nord-Est
ont été étudiés au cours de cette phase.
Signature d'un nouveau contrat
financier, le 27 août 1975, entre l'Etat haïtien représenté
par la Commission Nationale de la Bauxite et la Reynolds Haïtian Mines
Inc.., en vue de réviser le montant des taxes à payer à
l'Etat pour les années 1974, 1975 et 1976. Entre le 1er
et le 30 septembre 1976, il a été prévu la négociation
d'un nouveau contrat financier pour les années 1977, 1978 et 1979.
1976
Une convention minière
à été signée le 15 janvier 1976 entre l'Etat
haïtien représenté par l'INAREM et la Société
Franco-Haïtienne de Mines (SFHM), filiale de la Société
minière et métallurgique "Penarroya" de France en vue de
faire des recherches dans les régions de Jean-Rabel, Camp Coq, Limbé
Grande-Rivière du Nord. Les études ont cessé en 1980.
Par décret en date
du 3 mars 1976, il a été institué une nouvelle Loi
minière encourageant la prospection minière sur toute l'étendue
du Territoire national et adaptant les structures existantes aux réalités
de l'industrie minière. Cette nouvelle Loi minière devait
remplacer celle du 10 octobre 1974 (Le Moniteur #19 - Lundi 8 mars 1976).
Par décret en date
du 3 mars 1976, il a été assuré à l'Etat Haïtien
la perception d'une valeur de 25 centimes
de gourdes par m3
de carrière et de sable rivière, pour compte spécial
de l'INAREM. Ce décret n'a jamais été mis en
application.
Un autre Décret daté
du 3 mars 1976 confia l'achat de l'or alluvionnaire sur toute l'étendue
du territoire de la République, à l'INAREM. Ce Décret
n'a pas été non plus appliqué.
Le 22 mars 1976, une Convention
a été signée entre l'INAREM et la Société
Minière d'Haïti S.A(SMH), filiale de la Kennecott Exploration,
Inc, en vue d'entreprendre des recherches à Crête Rouge, Terre
Grasse, Limbé, Grand Bois (Nord d'Haïti). Les permis de recherches
ont été accordés le 20 octobre 1977.
Une étude systématique
sur les lignites de Maïssade, Camp Perrin et l'Azile, a été
entreprise par SOFRELEC-SOFREMINES de mars à juin 1976.
Signature d'un contrat pétrolier
le 21 juin 1976 entre l'INAREM et la Crux Intenational Limited des Antilles
Britanniques en vue de faire la recherche pétrolière dans
les régions suivantes: Baie de Port-au-Prince, Cul-de-Sac, Plaine
du Nord, Bassin de l'Artibonite, Bassin des Cayes. La Crux a cessé
ses activités en Haïti en 1977, après trois forges négtifs
peu profonds.
Dans le cadre de la coopération
franco-haïtienne, une mission de prospection a été effectuée
dans les Montagnes Noires par le Bureau de Recherches Géologiques
et Minières (BRGM) de France de novembre 1976 à juin 1977.
Cette mission a été financée par le Fonds d'Aide et
de Coopération (FAC) après un accord daté d'avril
1976.
1977
La troisième phase
du "Projet minier" des Nations-Unies HAI-77-001 a débuté
le 1er janvier 1977 avec, pour cibles, les régions de
Milot, Mont-Organisé, Bois de Laurence, Vallières et la Presqu'île
du Sud. Elle a pris fin en 1980.
La Hidrocarburos y Derivados
C.A (HIDECA), une compagnie pétrolière vénézuélienne
a effectué une reconnaissance géologiwue et géophysique
dans le Plateau Central entre 1977 et 1978 après un contrat pétrolier
signé l'Etat (INAREM) et la Compagnie, le 8 octobre 1976.
Juillet 1977, début
de la recherche sur les substances non-métalliques par le "Projet
Intégré du Développement de la Pierre" (PIDP).
Ces recherches, financeées par l'Etat haïtien et la "Spécial
Industrial Service" (S.I.S) avec un support de l'Organisation des Nations-Unies
pour le Développement Industriel (ONUDI), ont abouti à la
découverte de plusieurs gisements de marbre. La première
phase de reconnaissance générale s'est déroulée
entre juillet 1977 et juillet 1979.
D'août 1977 à
février 1980, dans le cadre de la coopération technique germano-haïtienne,
a été réalisée, par la "Bundesanstalt fur Geowissenschaften
und Rohstoffe" (BGR), l'évaluation des gisements de cuivre
de Douvray et de Blondin (Terrier-Rouge) dans le Nord'Est d'Haïti.
1978
Dans le cadre du PIDP, un
atelier-pilote de marbre a été installé à la
Faculté des Sciences de Port-au-Prince en vue d'expérimenter
les gisements de calcaires marbrières identifiés.
Un permis de recherche minière
a été accordé à la SHM (Kennecott) le 23 février
1978 sur la région de Champagne (Nord) conformément à
la convention signée le 22 mars 1976.
Par Décret en date
du 31 octobre 1978, il a été créé la Secrétairerie
d'Etat des Mines et des Ressources Energétiques en lieu et place
de l'INAREM. Ce nouveau Département ministériel était
constitué, en plus du Secrétariat Général,
de la Direction de Planification et de Programmation (DPP), de la Direction
de Prospection et des Recherches Géologiques (DPGR), de la Direction
des Mines et Carrières (DMC), de la Direction des Ressources Energétiques
(DRE) et de la Direction des Laboratoires.
1979
Le PIDP (HAI-79-007) est
entré dans sa deuxième phase avec un financement de l’ONUDI.
Au cours de cette phase qui s'est achevée en 1983, l'évaluation
technico-économique de plusieurs gisements de marbres industriels
fut réalisée.
Dans le cadre de la coopération
franco-haïtienne, une deuxième mission du BRGM a été
à Pilate, Borgne, Port-Margot. La première phase de cette
mission, financée par le Fonds d'Aide et de Coopération (FAC)
et l'Etat haïtien, s'est achevée en 1980.
Anschutz Overseas Corporation
reprit les droits de HIDECA sur le Plateau Central et obtint également
une concession sur l'extrémité occidentale de la Presqu'île
du Sud. La Compagnie renonça à l'ensemble des concessions
en 1983 après des campagnes de géophysique en 1980 et 1981.
1980
Le Projet Intégré
de Développement de la Pierre (PIDP) a publié une revue promotionnelle
sur le potentiel marbrier d'Haïti "Stone in Haïti".
Le premier colloque sur la
géologie d'Haïti fut organisé par le Dr. Florentin MAURASSE
à la Faculté des Sciences, du 27 au 29 mars 1980.
Le "Projet Minier" des Nations-Unies,
après sa troisième (3ème) phase de reconnaissance
générale, fut transformé en "Projet d'Evaluation des
Gîtes Métallifères du Nord" (HAI-80-001). Les activités
du Projet ont débuté le 1er juillet 1980 et se
sont achevées le 31 janvier 1985 après avoir effectué
d'importants travaux à Milot, Mont Organisé, Bois de Laurence,
Limbé, Plaisance. Ce Projet a également abouti à l'évaluation
technico-économique des deux (2) gisements d'or et d'argent de Morne
Bossa (Milot) et de Grand Bois (Limbé).
19 août 1980, contrat
entre la Reynolds et le Département des Mines et des Ressources
Energétiques (DMRE) qui tient compte du contrat original et des
différents amendements.
La Secrétairerie d'Etat
des Mines et des Ressources Energétiques a inauguré, le 17
septembre 1980, son centre d'Expérimentation à Delmas 31
où furent logés le Laboratoire de Chimie, l'Atelier de Marbre
et le PIDP, l'atelier de fabrication de briquettes de paille et de déchets
végétaux, des agglomérés du lignite, de biodigesteurs
et d'appareils solaires.
Un "Projet d'Actualisation
de la Carte Géologique d'Haïti" fut inscrit dans le Budget
d'investissement de la République. Ce Projet, à caractère
scientifique, devait réellement commencer en 1982.
1981
La deuxième phase
de la Mission "Pilate/Borgne/Port-Margot", exécutée par le
Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM) avec
un financement du FAC, s'est déroulée entre 1981 et 1982.
La Compagnie japonaise Toyoda
Tsusha Kaisha effectua des travaux de prospection dans la région
de Terre-Neuve (Mémé-Casséus). Ces travaux sont restés
sans suite.
Une étude sur "Les
possibilités de développement de l'industrie du marbre en
Haïti" fut rélisée par C. Brusca à partir d'un
financement du FAC.
Une étude des latérites
bauxitiques de la Presqu'île du Sud fut réalisée par
P. Bildgen entre 1981 et 1985.
1982
Parution en janvier 1982
de "Perspectives", publication #1, Organe officiel du Département
des Mines et des Ressources Energétiques. Cette publication n'a
pas eu de suite.
Une convention minière
a été signée le 16 juillet 1982 entre l'Etat haïtien
et la First City Development of Haïti, S.A. en vue de la réalisation
des études préalables à la réouverture de la
mine de Mémé aux Gonaïves.
La Reynolds Haitian Mines,
Inc. a cessé ses activités à Miragoâne en octobre
après avoir extrait 14.227.138 tonnes de bauxite (1956-1982)
A la suite des études
réalisées par SOFRELEC-SOFREMINES en 1976 sur les lignites
de Maïssade, de Camp-Perrin et de l'Azile, une campagne de prospection
supplémentaire à Maïssade fut entreprise par le BGR
sur des fonds de la coopération économique allemande (BMZ,
Bonn).
Une étude sur les possibilités
d'exploitation des calcaires marbriers a été réalisée
par la Société IMEG. L'offre d'exploitation de la Société
n'a pas été acceptée en raison de sa demande de monopole.
1983
Le Projet d'Actualisation
de la Carte Géologique d'Haïti a débuté ses travaux
dans le Massif de la Hotte et de la Chaîne des Matheux avec un appui
de la Faculté des Sciences d'Haïti et des Universités
de Paris, d'Antilles Guyane et de la Floride.
Le Projet Intégré
de Développement de la Pierre (PIDP) étend ses recherches
vers d'autres substances non-métalliques (granulats, carbonate de
calcium pur, argiles, etc….). Il a été également mis
sur pied un projet de Développement de l'Industrie et de l'Artisanat
du Marbre.
Un contrat d'exploitation
de la mine de Mémé a été signé le 8
août 1983 entre l'Etat haïtien et la First City Development
of Haïti, S.A. dans le cadre de la convention minière signée
en 1982.
Par décret en date
du 31 octobre 1983, le Département des Mines et des Ressources Energétiques
a été restructuré. Il devait comprendre: le Bureau
du Ministre, la Direction Générale, la Direction de la Géologie
et des Mines (DGM), la Direction des Ressources Energétiques (DRE),
la Direction Administrative (DA) et les Directions régionales.
Une campagne sismique offshore
a été réalisée par le Pétro-Canada dans
le cadre de son Programme d'assistance avec le Gouvernement haïtien.
Un rapport d'interprétation a été remis en 1985.
A débuté à
cette époque, le Programme d'exploitation minière exécutée
dans le Nord'Ouest, le Nord et le Nord'Est d'Haïti par le Fonds Autorenouvelable
des Nations-Unies (FARNU) selon un accord signé entre le Fonds et
Haïti. Ces recherches qui se sont achevées en 1987, ont abouti
à l'évaluation technico-économique du gisement d'or
de Faille (Grand Bassin).
Le prolongement du gisement
de lignite de Maïssade entre Hinche et Maïssade à Savane
Haleine a été étudié par le Ministère
des Mines et des Ressources Energétiques (MMRE).
La première carrière
industrielle de marbre a été ouverte à Barcadère
(Gonaïves) par une Société haïtienne "Industrie
Marbrière Haïtienne, S.A." (INMARH, S.A.). Elle a été
fermée en 1986 mais la Société continue à extraire
des blocs à Périsse, La Pierre, etc…, pour approvisionner
son usine localisée à Cazeau.
1984
Un Décret en date
du 2 mars 1984 réglémente les exploitations de carrières
sur toute l'étendue du territoire national.
Le contrat d'exploitation
octroyé à la First City Development of Haïti S.A. fut
frappé de forclusion le 31 juillet 1984 par le Ministère
de l'Economie et des Finances et celui des Mines et des Ressources Energétiques
pour obligations non respectées.
1985
Le Projet d'Actualisation
de la Carte géologique d'Haïti au 1/250.000 a imprimé
la Feuille Sud-Est de Port-au-Prince. Les Feuilles Nord-Est, Nord-Ouest
sont à l'étude.
"Geomines", bulletin interne
d'information scientifique et technique de la Direction de la Géologie
et des Mines du MMRE, fait sa parution en janvier 1985. Ce bulletin est
sorti trimestriellement jusqu'à juin 1987.
Il a été signé,
le 18 janvier 1985, un Accord entre l'Etat haïtien et la Banque Interaméricaine
de Développement (BID) pour l'exécution d'un Programme de
coopération technique et d'assistance au DMRE. En juin 1985, un
appel d'offres international a été lancé en vue de
l'exécution du Programme ATN/SF-2506-HA.
Pour la première fois
dans l'histoire des carrières de sable, le Morne l'Hopital (Laboule)
a été effectivement fermé le 30 juin 1985 pour danger
routier et exploitation anarchique.
1986
Un contrat fut intervenu
entre l'Etat haïtien et la Haïti America Minning S.A., le 22
janvier 1986, en vue d'exploiter le carbonate de calcium à Miragoâne.
Ce contrat, n'ayant pas été promulgué dans le Moniteur
avant le 7 février 1986, a été annulé pour
être renégocié. Ce qui n'a jamais été
fait.
Les carrières de sable
de Laboule ont été réouvertes le 14 mars 1986.
Par Décret en date
du 1er août 1986, le Ministère des Mines et des
Ressources Energétiques a été remplacé par
le Bureau des Mines et de l'Energie (BME), sous tutelle du Ministère
des Travaux Publics, Transports et Communications. Ce Bureau devait comprendre
un Conseil d'Administration, la Direction Générale, la Direction
de la Géologie et des Mines, la Direction des Ressources Energétiques
et la Direction Administrative.
1987
Suite à l'apppel
d'offres internationales lacé en juin 1985 en vue de l'exécution
du Programme d'assistance technique au DMRE (ATN/SF-2506-HA), le consortium
BRGM-BEICIP de France et la Geoexplorers International, Inc.., de Denver
(Colorado) ont été sélectionnés. Les activités
du "Projet Intégré de Développement Géologiques
et Minier"financé par la Banque Innteraméricaine de Développement
(BID), ont débuté en janvier 1987.
Le BME a présenté
à la Presse haïtienne les résultats positifs obtenus
sur les gisements d'or de Grand-Bois et de Morne Bossa. La présentation
a lieu en mars 1987 à l'auditorium de la Facultés des Sciences.
Le 5 juin 1987, jour de l'environnement,
le coup d'envoi a été donné par le BME en présence
d'Organismes nationaux et internationaux pour la réhabilitation
d'une ancienne carrière de sable à Laboule d'une superficie
de 1 ha 39. Un millier de plantules ont été mis en terre
le 26 octobre 1987 après cinq mois de travaux de terrassement et
de fouilles. Financement: Etat haïtien.
Le "Projet de Prospection
et de Promotion des Substances Non-métalliques" (HAI-87-005) financé
et exécuté par le PNUD et l'Etat haïtien, a débuté
en octobre 1988 avec l'évaluation technico-économique des
gisements de carbonate de calcium pur à Miragoâne, Paillant
et Carrfour Dufort. Les travaux se sont achevés en 1990.
La feuille Nord-Est de la
carte géologique d'Haïti au 1/250.000 a été imprimée
en France.
1988
Il a été,
à nouveau, lancé par le BME un grand appel d'offres internationales
le 27 décembre 1988, en vue de l'exploitation des gisements d'or
et d'argent de grand Bois et de Morne Bossa.
Le Projet de Renforcement
Institutionnel, financé par la BID, publie ses rapports finaux,
en septembre et octobre 1988. La Geoexplorers publie "Renforcement du BME",
septembre 1988, et le BRGM-BEICIP publie, en octobre 1988, sa "Synthèse
Géologique" en cinq volumes (volume 1: Géologie; volume 2:
substances métalliques; volume 3: substances non-métalliques;
volume 4: substances énergétiques; volume 5: bibliographie)
1989
L'ouverture des offres lancées
en décembre 1988 pour la mise en exploitation des gisements d'or
de Grand Bois et de Morne Bossa est effectuée le 29 mars 1989. Après
dépouillement et analyse des offres, les quatre Sociétés
suivantes ont été classées par ordre de priorité
dont deux adjugées pour négociations: 1) GEOPLEX (consortium
Géominérale d'Haïti et Plexus Inc. des Etats-Unis);
2)SOCIETE MINIERE CITADELLE Consortium Consolidated Silver et Equinox Ressources
du Canada; 3) la GEDSA; 4) La minière du Nord. Les négociations
ont débuté, le 12 juin 1989, avec la GEOPLEX.
La mine de Mémé,
occupée illégalement par la First City Development of Haïti
S.A., fut fermée par le BME le 4 septembre 1989. Des scellés
ont été apposés par les Autorités des Gonaïves.
Dans le cadre du Projet d'Actualisation
de la Carte Géologique d'haïti au 1/250.000, les feuilles Sud-Ouest
et Nord-Ouest sont imprimées en France. Désormais, la carte
est au complet. Elle a été réalisée entre 1982
et 1988 à partir de nombreux travaux de géologues haïtiens
et français. La carte a été financée par l'Etat
haïtien et le Gouvernement français.
1990
Les négociations
n'ayant pas abouti avec la GEOPLEX, l'Etat haïtien y met fin par lettre
en date du 15 juin 1990 et fait appel à la Société
minière Citadelle, classée en deuxième position.
Les négociations ont
débuté en juillet 1990 entre l'Etat haïtien et la Société
minière Citadelle formée maintenant de la Géominérale
d'Haïti, de Consolidated Silver, Inc. et de Equinox Ressources du
Canada.
1991
Le Bureau des Mines et de
l'Energie (BME) a été fermé, pour restructuration,
le 6 août 1991.
Le BME a été
réouvert en novembre 1991.
1992
Une convention minière
a été signée entre l'Etat haïtien et la Société
minière Citadelle le 11 février 1992 pour la mise en exploitation
des gisements auro-argentifères de Grand-Bois et de Morne Bossa.
Cette convention n'a pu être appliquée en raison de l'embargo
décrété sur Haïti à cette époque.
Inauguration du Laboratoire
de Géologie du BME à Delmas 31 en février 1992.
Un contrat d'exploitation
a été signé le 22 juin 1992 en dehors de BME entre
l'Etat haïtien et la First City Development of Haïti S.A. pour
la mise en exploitation de la mine de cuivre de Mémé aux
Gonaïves.
Par arrêté en
date du 19 août 1992, la substance minérale "carbonate de
calcium pur" a été classée dans la catégorie
"Mines" et est désormais régie par la Loi minière.
1993
De janvier à mars
1993, des études ont été entreprises sur les dépôts
de craie de la Gonâve.
Un arrêté daté
du 23 mars 1993 autorise la First City à exploiter le cuivre de
Mémé.
Publication, par le BME,
d’un dossier promotionnel "Inventaire des Ressources Minières de
la République d’Haïti" en neuf fascicules correspondant aux
neuf départements géographiques de la République.
1995
Le 10 mai 1995, il a été
octroyé à la Société minière Canadienne
"Ressources Sainte-Geneviève, Limitée" cinq (5) permis de
prospection couvrant 450 km2dans le Nord Est d’Haïti. Le
permis #1 couvrant les régions de Douvray et de Faille doit faire
l’objet de négociation en vue de signer une convention.
Un arrêté en
date du 20 juillet 1995 rapporte celui du 23 mars 1993 autorisant la First
City à entreprendre des travaux d’exploitation à Mémé-Casséus.
Reprise des négociations
avec la Société minière Citadelle en vue de l’exploitation
de la Pouzzolane.
1996
Des scellés ont été
à nouveau apposés sur la mine de cuivre de Mémé
par les autorités des Gonaïves, suite à l’arrêté
du 20 juillet 1995.
Il a été octroyé
le 28 juin 1996, à la Société américaine "Newmont
Mineral Exploration" des permis de prospection couvrant une superficie
de 1591 km2 dans les Départements du Nord-Ouest, du Nord,
du Nord-Est, de l’Artibonite et du Centre.
Le 2 août 1996, il a
été octroyé à la Société Canadienne
"Mazarin Inc." Trois (3) permis de prospection pour les régions
de Mémé, Casséus, Dolan et Morne Piton aux Gonaïves.
|
| Si
vous désirez reçevoir des informations supplémentaires
ou la version imprimée des publications veuillez souscrire en remplissant
le formulaire ci dessous. Pour des questions précises:
Adresser courier à:
Dieuseul
Anglade, ing. Directeur Général
|
Adresse Postale
Bureau des Mines et de l'Energie
(BME)
Delmas 19, Rue Nina #
14 P. O. Box 2174
Port-au-Prince, Haíti
(WI)
Tél: (509)
46-2853 / 46-2249 / 461163 Fax: (509) 46-2459
Email: mines-energie@rehred-haiti.net |
Formulaire
d'inscription aux revues Synergies et Carrières ou de demande
d'information technique
04/04/99
RETOUR
PAGE D'ACCUEIL REHRED]
|