D’une manière
générale, les haïtiens ne croient pas que le sous-sol
de leur pays soit très riche en ressources minières. Pourtant,
le territoire de la République d’Haïti recèle de très
intéressants indices et gisements de substances minérales de
grande valeur économique, susceptibles d’ouvrir la voie à une
intense activité minière nationale.
Deux (2) grandes expériences sont à retenir dans l’histoire
de l’exploitation minière en Haïti : celle de la Société
américaine REYNOLDS METALS INC. qui a exploité la bauxite (minerai
d’aluminium) du Plateau de Rochelois à Miragoâne entre 1957
et 1982 et celle de la Société canadienne SEDREN S.A. qui a
exploité les minerais de cuivre de Mémé (Terre-Neuve,
30 km au Nord’Ouest des Gonaives) entre 1960 et 1971.
Le Bureau des Mines et de l’Energie, ci-devant Institut National des Ressources
Minérales (INAREM, 1975-1978), organisme autonome à caractère
technique, scientifique et administratif, créé par décret
en date du 1er août 1986 en lieu et place du Ministère des Mines
et des Ressources Energétiques, a effectué, tantôt avec
ses propres ressources, tantôt en collaboration avec des institutions
à caractère international, particulièrement les Nations
Unies, des études et des recherches qui ont permis la mise en évidence
de gisements d’Or, d’Argent, de Cuivre, de Bauxite, de Carbonate de Calcium,
de Lignite, de Marbre, de Jaspe, de Pouzolane, etc… et qui témoignent
de la diversité et de l’importance de ces ressources.
Le Bureau des Mines et de l’Energie (BME) est fier de pouvoir enfin communiquer
au public, les résultats des travaux effectués par ses cadres
techniques pendant plus de quinze (15) années à travers le
présent document intitulé « INVENTAIRE DES RESSOURCES
MINIERES DE LA REPUBLIQUE D’HAITI », élaboré par département
géographique, et comportant neuf (9) fascicules. Cet inventaire, constitué
essentiellement de renseignements généraux et de fiches techniques
relatifs à chacun des indices ou gisements identifiés (localisation,
superficie, réserves et teneur, valeur économique, etc…), est
agrémenté d’une carte des indices et des gisements de substances
minérales.
A la lumière de ces données, il apparaît clairement que,
dans les conditions économiques actuelles et grâce à
l’amélioration de certaines techniques métallurgiques,
notamment celles intéressant la récupération
de l’or, le pays dispose d’un potentiel minier riche et varié dont
la mise en exploitation pourrait relancer immédiatement l’activité
économique et garantir à l’Etat des rentrées importantes
en devises fortes en vue du financement de projets de grande envergure dans
le cadre du Plan National de Développement. A ce titre et aujourd’hui,
le Secteur « mines » mérite la plus haute et la plus sérieuse
attention des pouvoirs publics.
Le Bureau des Mines et de l’Energie formule le vœu que ces informations sur
les substances minérales arrachées patiemment aux différentes
régions du pays puissent éclairer les investisseurs potentiels,
Haïtiens et étrangers, sur les possibilités d’intervention
dans le secteur et orienter le choix des priorités nationales tout
en facilitant la définition d’une véritable politique minière. |